soin relaxant au spa thermal philae

Etiquette école

ECOLE THERMALE DU STRESS

Sylvie nous parle de son stage "arrêter ou réduire les benzodiazépines" à Saujon.

Sylvie

Souffrant de dépression depuis des années, Sylvie témoigne de son stage complémentaire à l'École Thermale de Stress.

 

 

Bonjour,


J’ai participé au stage de l’école thermale du stress « réduire ou arrêter les benzodiazépines » (les anxiolytiques) en septembre 2021, en complément de la cure thermale à Saujon pour la prise en charge des troubles anxieux.
Je souffre de dépression depuis des années, suite à un parcours de vie parsemé d’épreuves douloureuses sur le plan familial et j’ai vécu plusieurs burn-out professionnels.
Ma dépression réactionnelle a des répercussions sur ma santé, du fait de mon épuisement. La souffrance que je vis m’a rendue dépendante aux anxiolytiques pour continuer à vivre, avec une anxiété généralisée.
Faire face aux épreuves de la vie, traumatismes, blessures, injustice, me paraît parfois insurmontable.
J’ai conscience que mon état est difficile à vivre aussi pour mon mari.
J’ai beaucoup de chance d’être accompagnée et soutenue depuis de nombreuses années et de façon régulière par un psychiatre compétent, avec un grand sens de l'écoute, patient, dans l’empathie, qui me recadre et me remet sur les rails.
La chance aussi d’être épaulée par une praticienne en énergétique chinoise, médecine alternative qui m’apaise, plus ou moins longtemps selon mon état psychologique. Elle dénoue mes tensions, mes blocages.
Elle m’aide également psychologiquement et à lâcher prise.
J’ai commencé un travail sur moi depuis longtemps, avec des professionnels, pour soigner mon mal-être quasi constant, afin de ne pas sombrer complètement et continuer à avancer. Je suis consciente de me surinvestir dans ma vie familiale et professionnelle, une charge mentale au détriment de ma santé.
L’an dernier, j’ai fait la démarche de m’inscrire à la cure et au stage, un effort important pour moi. M’éloigner pendant 3 semaines, à 700 kms, reprendre le volant. J’ai éprouvé le besoin d’essayer de sortir de mon isolement choisi, de ma bulle de sécurité, de penser un peu à moi avant que mon corps ne dise encore STOP, car consumé de l’intérieur.
L’association de soins balnéothérapiques et la prise en charge psychologique lors du stage m’a été favorable.
Le stage, avec un protocole psycho-éducatif, a eu un effet déclencheur sur mon cheminement. Le travail accompli par la psychologue Martine Tillier est remarquable dans le cadre de la thérapie individuelle et de groupe. Ses qualités d’écoute professionnelle, vis-à-vis du groupe constitué de personnes aux profils et pathologies différents, dans le cadre des ateliers, ont été soulignées. Lors des ateliers en groupe ou en binômes, chacun a pu s’exprimer en toute bienveillance/compréhension, et mettre des mots sur les situations émotionnellement compliquées vécues au quotidien. Martine a notamment insisté sur les besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance, d’estime de soi, d’une part ; et sur les outils et techniques pour gérer les situations émotionnelles complexes, d’autre part.
Elle a mis l’accent sur l’addiction aux benzodiazépines et les effets sur l’organisme à terme.
Les entretiens psychologiques individuels m’ont permis de franchir un nouveau pas dans ma souffrance, en verbalisant mes émotions, traduire mon mal être persistant, avec un autre regard sur « comment continuer à avancer » et « avoir une meilleure estime de moi ». Martine m’a fait comprendre que les fragilités et les vulnérabilités peuvent devenir des forces.
Il faut que j’apprenne à « lâcher prise » pour guérir. La route pour le sevrage se fait par étape et requiert non seulement de la volonté, mais surtout de la vigilance envers soi-même, retrouver de la confiance en soi et surtout être accompagnée.

Sur une durée de 3 semaines, le fait :
- d’être éloignée de mon cadre de vie et de le mettre à distance,
- de m’extraire des sources de stress,
- de réussir à me déconnecter,
- de me décharger de mes responsabilités et des tensions familiales et professionnelles,
- de prendre du recul, réfléchir et penser un peu à moi, est synonyme d’espoir.


Le parc arboré du site (propice à la lecture), la possibilité d’hébergement sur place, contribuent au ressourcement de soi. Le fait d’être sur place m’a incitée à pratiquer les activités proposées : mini cure, rhumat’eau, aquagym.
En outre, Marion, la secrétaire de l’école du stress sait se rendre disponible aux demandes.
A l’issue du stage et de la cure, j’ai ressenti un allègement de ma charge mentale, d’avoir franchi une étape.
L’accompagnement régulier de mon psychiatre et de ma thérapeute reste essentiel dans mon cheminement.
J’ai réduit les anxiolytiques, avec un encadrement par mon psychiatre, selon les périodes plus ou moins douloureuses professionnelles et familiales. J’ai également repris des activités de sport/bien être axées sur la respiration.
Je suis inscrite pour le prochain stage de l’école thermale du stress : « apprivoiser le stress » avec deux membres du groupe précédent, pour poursuivre ma démarche vers la voie de la guérison.